La guerre, la secheresse qui de pair ont duré plus de vingt ans, ont réduit
leur micro-économie à néant.
Maintenant qu'ils sont en paix, ils n'ont plus les
moyens d'investir dans la plus élémentaire transformation de leur habitat, encore moins de créer un outil de travail autre que l'agriculture et la pêche.
Les hommes travaillent beaucoup en brousse, la préparation des
rizières avant la saison des pluies et aussi la fabrication de leurs pirogues car pour la plupart la pêche est primordiale.
Pour certains travaux comme l'abattage d'un arbre, les hommes travaillent souvent en groupe, les chants et la
bonne humeur sont toujours présent dans leurs vies de tous les jours.
Les Diolas sont les meilleurs architectes
d'Afrique.
Ils l'ont montré avec leurs antiques cases à
impluvium qui sont constituées d'une cour intèrieure abritée par un double toit chargé de recueillir les pluies durant l'hivernage.
L'habitat traditionnel Diola est donc fait de murs en terre (Banco ). Ils s'agit véritablement de maisons contenant plusieurs pièces (en moyenne cinq).
La maison Diola est en effet composé de plusieurs chambres, d'une salle commune que l'on peut considérer comme un salon et d'une grande terrasse, couverte entourant parfois l'intégralité de la
maison. La toiture toujours rectangulaire.
La terrasse et les
petites fenêtres assurent à la maison une trés bonne circulation de l'air.
-
Recommander
Vendredi 18 septembre 2009
Les DIOLAS.
Les Diolas, qui seraient originaires du Saloum, auraient migrés en haute
Casamance au 14ème siècle quand ils ont été chassés vers l'ouest par les Mandingues qui se sont repliés dans la région à la fin de l'empire du Mali.
Les Diolas sont attachés à la terre avec un rapport fort à la nature et trés respectueux des valeurs ancestrales et des traditions.
La société Diola traditionnelle, qui donne une place importante à l'esprit
communautaire et à la religion, repose sur la filiation et sur l'institution des classes d'âges.
La religion animiste des Diolas.
Les Diolas ont conservés
leurs croyances ancestrales animiste. pour les animistes tous les éléments de la nature ( humain, animal, végétal, minéral...) disposent d'une force vitale composant un tout. ils croient à un
seul dieu créateur de l'univer, de l'homme et de la nature, un sage qui est force et esprit et qui n'a pas de forme visible.
Ainsi, couper un arbre pour fabriquer une pirogue peut s'accompagner d'une
prière
ou d'une offrande destinée à compenser le prélèvement fait sur la
forêt.
Lors des rites, les masques et les costumes portés par les danseurs symbolisent
l'incarnation des esprits ou des génies. Les musiques et les danses permettent à l'animiste d'entrer en transes et de capter la force vitale d'un esprit ou d'un ancêtre pour recevoir sa force,
son savoir ou ses bienfaits. Car pour les Diolas après la mort l'esprit, donc la force vitale, subsiste.
Les cérémonies rituelles ont lie dans les bois
sacrés.
Bois sacrés car la nature, végétale et animale, est sacrés pour les Diolas qui
se doivent de la préserver.
Chaque village possède plusieurs bois sacrés, certains sont réservés aux hommes et d'autre réservés aux femmes.
-
Recommander
Vendredi 18 septembre 2009
-
Recommander
Vendredi 18 septembre 2009
Rencontre !
Les salutations !
Le diola n'aime pas s'attarder à des salutations interminables. Il ne se donne pas souvent la peine de serrer la main. Ce sont en
effet des pratiques qui se situe à la limite des gestes d'amitié et de flatterie. Avec les brassages culturels renforcés par la croissance de l'influence des villes, les salutations
palabres, héritées d'autres ethnies, sont devenues une habitude pour de nombreux diola.
Il se contente parfois de dire Kasumay ?
et de
répondre par le même mot Kasumay !
Il est donc inutile dans faire trop, pourtant voici un exemple de salutation.
- Safi ! ( Salut ) . - Safi ! ( Salut ).
- Li safi ! ( je te salut ). - Yo ! (Bien ! ).
- Li yabe ! ( Bien reçu ! ). - Bulukane? Comment vas-tu )?
- Kasumay? (ça va ?). - Kasumay? (La forme ! et la paix !)
- Kasumay bale ! (ça va bien !). - yo ! ( bien ! )
A partir de ce moment la
conversation continue dans la bonne
humeur, où chacun peut
poursuivre son chemin.
-
Recommander
Vendredi 18 septembre 2009
Commentaires Récents